2011


Lauréats de bourses de postdoctorat
 
Kara Schick Makaroff, Ph.D.
University of Alberta
Superviseur : Anita E. Molzahn, Ph.D.

BOURSE DE POSTDOCTORAT KRESCENT 2011-2015

Schick Makaroff, Ph.D., est une infirmière qui sera chercheuse-boursière postdoctorale sous la supervision de la Pre Anita Molzahn à la Faculty of Nursing de l’University of Alberta à Edmonton. Schick Makaroff a obtenu son doctorat à l’University of Victoria et a, entre autres, bénéficié d’une bourse de La Fondation canadienne du rein. Elle s’intéresse à l’étude de la qualité de vie liée à la santé du point de vue des personnes affectées par l’insuffisance rénale en vue d’améliorer la prestation des soins à cette population. L’insuffisance rénale terminale (IRT), par exemple, requiert des traitements complexes – dialyse ou transplantation, diète spéciale, prise de médicaments, exercices, sans compter de nombreux rendez-vous médicaux. Il est important de prendre en compte les points de vue des individus sur leur qualité de vie et leur état de santé à la lumière des changements auxquels ils ont à faire face. Or, seul le patient peut faire cette évaluation. En prenant soin de patients atteints d’IRT, les infirmières et infirmiers ont la chance de tenir compte pleinement des expériences de ces personnes quant à leur maladie et ce, en lien avec leur qualité de vie. De telles évaluations peuvent fournir des données indispensables, mais souvent manquantes, aux infirmières et infirmiers pour les aider à soutenir leurs patients et à assurer la gestion des soins offerts. Ce projet a pour but d’évaluer les résultats des mesures de la qualité de vie des patients en lien avec la santé à l’aide de questionnaires faisant appel à une technologie informatique. L’information qui en dérivera permettra au personnel infirmier et aux autres professionnels de la santé qui travaillent avec des patients souffrant d’IRT de les aider à gérer leur maladie, à alléger le fardeau qui y est associé et à améliorer leur qualité de vie.

 


Lauréats des bourses de nouveaux chercheurs
 
  Marie-Chantal Fortin, M.D.
CRCHUM - Hôpital Notre-Dame

BOURSE NOUVEAU CHERCHEUR KRESCENT 2011-2014
Cofinancée par le FRSQ

SOUTIEN À L’INFRASTRUCTURE KRESCENT 2011-2012

La Dre Marie-Chantal Fortin est une nouvelle chercheuse au Centre hospitalier de l'Université de Montréal. Elle a obtenu son diplôme de médecine à l’Université de Sherbrooke et a été chercheuse de niveau postdoctoral après du Pr Hubert Doucet à l’Université de Montréal, grâce une bourse de La Fondation canadienne du rein, de la Société canadienne de transplantation et de l’Institut des maladies immunitaires et infectieuses des Instituts de recherche en santé du Canada. Les patients en attente d’une greffe et faisant partie du groupe sanguin O sont désavantagés dans les programmes d’échange de reins (ÉR) puisqu’ils peuvent seulement recevoir un organe d’un donneur de type O alors que ce dernier est un donneur universel. L’une des façons de remédier à cette situation est d’offrir à tous les donneurs de type O compatibles avec des receveurs ne faisant pas partie du groupe O la possibilité de faire partie d’un échange de reins. Cette approche soulève des questions éthiques, surtout en ce qui a trait aux principes d’équité à respecter dans l’allocation des reins. Ce projet de recherche vise à documenter les points de vue des parties intéressées (équipes de transplantation, néphrologues traitants, personnel infirmier en prédialyse et paires de donneur/receveur compatibles) au sujet de la possible participation de paires compatibles aux ÉR et à élaborer des directives préliminaires en matière d’éthique dans ce domaine.

 




 
Lakshman Gunaratnam, M.D.
The University of Western Ontario

BOURSE NOUVEAU CHERCHEUR KRESCENT 2011-2014

SOUTIEN À L’INFRASTRUCTURE KRESCENT 2011-2012

Le Dr Lakshman Gunaratnam est un nouveau chercheur à l’University of Western Ontario. Il a obtenu son diplôme de médecine à l’University d’Ottawa, puis a été chercheur de niveau postdoctoral, grâce à une bourse KRESCENT, auprès du Dr Joseph Bonventre au Brigham and Women’s Hospital à Boston. Le Dr Gunaratnam a également reçu une formation clinique en néphrologie et en transplantation à la Harvard Medical School. Son programme de recherche porte principalement sur l’insuffisance rénale aiguë (IRA), dont souffrent à peu près 5 % de tous les patients hospitalisés. En dépit des progrès considérables enregistrés dans le diagnostic et la prise en charge de l’IRA, les taux élevés de mortalité associés avec les cas graves d’IRA demeurent dans une large mesure les mêmes. L’IRA est le plus souvent causée par un collapsus cardio-vasculaire qui entraîne une diminution de l’apport sanguin (ischémie) aux reins et, de ce fait, la mort de nombreuses cellules épithéliales dans les reins. L’élimination rapide des cellules mortes se produit à la faveur d’un processus appelé « phagocytose », qui joue un rôle vital dans la prévention de la propagation de l’inflammation et dans l’accélération de la réparation des tissus. Des avancées récentes donnent à penser que les cellules épithéliales qui survivent dans les reins expriment KIM-1, une protéine qui permet à ces cellules épithéliales encore vivantes de débarrasser le rein atteint des cellules mortes ou en voie de mourir par phagocytose. La recherche du Dr Gunaratnam vise à cerner les voies de transmission des signaux cellulaires complexes qui régulent la façon dont KIM-1 permet aux cellules épithéliales du rein d’intervenir dans la phagocytose. Son laboratoire espère mettre au point de nouvelles stratégies pour améliorer ce mécanisme inhérent (dépendant de KIM-1) de protection du rein et, de ce fait, le pronostic clinique des patients souffrant d’IRA.

 


 
Juliet Ho, M.D.
University of Manitoba

BOURSE NOUVEAU CHERCHEUR KRESCENT 2011-2014

SOUTIEN À L’INFRASTRUCTURE KRESCENT 2011-2012

La Dre Juliet Ho est une nouvelle chercheuse de l’University of Manitoba. Elle a obtenu son diplôme de médecine à l’University of Western Ontario. La transplantation rénale est l’une des thérapies qui remplacent la fonction rénale perdue. Une greffe rénale procure une meilleure espérance de vie et une meilleure qualité de vie que la dialyse. Grâce aux médicaments immunosuppresseurs, l’espérance de vie est plutôt bonne à court terme. Toutefois, quand un greffon rénal cesse de fonctionner, le retour à la dialyse signifie diminution de la qualité de vie, sensibilisation, frais à engager et réduction de l’espérance de vie. Chez les receveurs, l’insuffisance rénale chronique est la principale cause de l’insuffisance rénale terminale. De 60 à 80 % des receveurs souffrant d’insuffisance rénale chronique sont aux prises avec une cicatrisation progressive du rein en raison de causes qu’il est possible de traiter. La Dre Ho s’est donné comme objectif d’élaborer des tests diagnostiques urinaires non invasifs en vue d’identifier les receveurs présentant de tels risques de cicatrisation dès les premiers stades de leur atteinte rénale. Des techniques relevant de la protéomique seront utilisées pour déceler dans l’urine des protéines qui pourraient indiquer pourquoi précisément il y a cicatrisation. Les patients vulnérables à la cicatrisation pourront alors être ciblés pour un suivi et des traitements pouvant prévenir la progression de l’atteinte rénale.

 


 
Susan Samuel, M.D.
University of Calgary

BOURSE NOUVEAU CHERCHEUR KRESCENT 2011-2014
Cofinancée par le PCCCSE

SOUTIEN À L’INFRASTRUCTURE KRESCENT 2011- 2012

La Dre Susan Samuel est une nouvelle chercheuse à l’University of Calgary. Elle a obtenu son diplôme de médecine à l’University of British Columbia. Le programme de recherche de la Dre Samuel porte sur les enfants atteints d’insuffisance rénale. Elle s’intéresse tout particulièrement aux facteurs qui provoquent la mort et des incapacités chez des enfants souffrant d’insuffisance rénale terminale. Ces enfants sont 30 fois plus susceptibles de connaître la mort que des enfants en santé. Pour donner aux enfants atteints d’insuffisance rénale terminale les meilleurs chances de survie, il nous faut identifier les facteurs de risque reliés au patient et aux système de santé ainsi que les groupes d’enfants qui présentent le plus de risque de mourir ou d’avoir des incapacités. L’information que la Dre Samuel colligera et analysera servira à orienter de futures études et la mise à l’essai de stratégies visant à prévenir des décès et incapacités. Dans le cadre de sa recherche, elle étudiera également une période difficile dans la vie d’une personne atteinte d’insuffisance rénale dès l’enfance : son passage à la vie adulte et son transfert des soins médicaux destinés aux enfants aux services de santé pour adultes. Il semblerait que cette période de transition soit dangereuse parce que les adolescents en général peuvent avoir tendance à adopter des comportements à risque, comme le refus de prendre des médicaments, de venir à des rendez-vous en clinique ou de consulter un médecin au moment opportun. Le projet de la Dre Samuel a pour objectif de mesurer le danger associé à cette période de transition à l’aide de variables clés, comme les admissions aux soins intensifs. Les renseignement obtenus grâce à cette recherche permettront aux professionnels de la santé qui prennent soin de patients atteints d’insuffisance rénale terminale depuis l’enfance de savoir quel est le meilleur moment pour transférer un patient adolescent à des services de santé pour adultes et aideront à déterminer s’il faut du soutien additionnel pour ces patients après leur transfert à des hôpitaux pour adultes.
 
 

  Michael Walsh, M.D.
McMaster University

BOURSE NOUVEAU CHERCHEUR KRESCENT 2011-2014

SOUTIEN À L’INFRASTRUCTURE KRESCENT 2011- 2012

Le Dr Michael Walsh est un nouveau chercheur à la McMaster University. Il a obtenu son diplôme de médecine à l’University of Calgary. Il a été chercheur de niveau postdoctoral, grâce à une bourse KRESCENT, auprès du Dr David Jayne à l’Addenbrooke’s Hospital à l’University of Cambridge (R.-U.) et du Dr Philip Devereaux à la McMaster University. Chaque année, deux millions de patients dans le monde (30 000 Canadiens) subissent une chirurgie du cœur. Bien que cette intervention puisse leur sauver la vie, un patient sur vingt ne survit pas à leur hospitalisation. Des atteintes rénales, cardiaques et cérébrales se produisant soudainement au cours de l’opération sont des causes importantes de décès après une chirurgie cardiaque et les patients souffrant d’insuffisance rénale sont particulièrement vulnérables à ces atteintes. Le préconditionnement ischémique à distance (PCID) implique l’inflation d’un tourniquet ou d’un brassard de tensiomètre sur la cuisse afin d’interrompre brièvement le cours du sang. Cela active les systèmes de protection de l’organisme qui peuvent prévenir les atteintes aux reins, au cœur et au cerveau. Le préconditionnement est un traitement à la fois simple et prometteur, mais il n’existe aucune étude assez vaste pour prouver que le PCID améliore le pronostic le plus important pour les patients, c.-à-d. la survie. Le Dr Walsh effectuera une étude portant sur plusieurs milliers de patients de par le monde afin de déterminer si le PCID réduit les atteintes rénales, les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux ou le nombre de décès chez les patients qui subissent une chirurgie cardiaque. L’étude est désignée sous le nom de « Remote IMPACT » (Remote IscheMic Preconditioning in cArdiaC surgery Trial).

 

 
Lauréats des bourses de doctorat destinées au personnel paramédical
 
Morteza Ahmadi
University of Waterloo
Superviseur : John T. W. Yeow, Ph.D.

BOURSE CRSNG-KFOC-KRESCENT 2011-2013

Morteza Ahmadi détient une maîtrise de l’University of Lethbridge et fait actuellement des études de doctorat au SYDE (Systems Design Engineering Department) de l’University of Waterloo, sous la supervision du Pr John Yeow, Ph.D. 

L’insuffisance rénale terminale est un problème de santé majeur à l’échelle mondiale. L’augmentation du nombre de patients et la pénurie d’organes destinés à des greffes sont deux aspects clés de ce problème. Les technologies relatives à la dialyse continuent à jouer un rôle important dans la prestation des soins de santé depuis 65 ans. Les patients souffrant d’insuffisance rénale doivent se présenter à un centre de dialyse trois par semaine et y passer de quatre à six heures afin de débarrasser leur sang des toxines et des déchets. Un rein artificiel portable et fiable, que le patient pourrait avoir sur lui 24 heures sur 24, sept jours sur sept, pourrait améliorer sa qualité de vie et l’aider à mener une vie normale. Ce projet de recherche est axé sur la conception, la fabrication et la caractérisation d’un rein artificiel compact et portable, basé sur la nanotechnologie. La nanotechnologie est la science de la fabrication de structures à l’échelle des atomes et des molécules. Grâce aux progrès de la nanotechnologie, il est possible de produire des membranes ayant une porosité précise. Nous employons de telles membranes dans notre rein portable pour éliminer plus efficacement par filtrage les molécules des toxines et des déchets se trouvant dans le sang. Les résultats de cette recherche pourraient avoir un impact important sur la vie des patients qui ne sauraient se passer de dialyse.

 

  Theone Paterson
Simon Fraser University
Superviseurs : Wendy J. Loken-Thornton, Ph.D., Jean R. Shapiro, M.D.

BOURSE MSFHR-KFOC-KRESCENT 2011-2014

Theone Paterson est titulaire d’une maîtrise de la Simon Fraser University et est actuellement doctorante en psychologie clinique à cette même université sous la supervision de la Pre Wendy Loken Thorton et de la Dre Jean Shapiro. Au cours de sa maîtrise, elle a étudié les relations entre les mesures cognitives traditionnelles, les symptômes de la dépression et l’observance thérapeutique chez les receveurs d’un greffon rénal.

Un receveur fonctionnera d’autant mieux dans la vie quotidienne s’il arrive à prendre ses médicaments fidèlement. C’est là un aspect important à considérer. Il y a davantage de risque de rejet du greffon rénal et d’autres complications chez les personnes qui ne prennent pas fidèlement leurs médicaments antirejet. Il faut effectuer des études afin de mieux comprendre pourquoi certains receveurs d’un greffon rénal ne suivent pas les directives quant à la prise des médicaments. Ce projet de recherche fera appel à des méthodes statistiques en vue de cerner comment l’aptitude d’une personne à penser, à raisonner et à se souvenir (habiletés cognitives), ses croyances au sujet de son aptitude à prendre fidèlement ses médicaments (autoefficacité) et les symptômes de dépression qu’elle signale sont reliés à son aptitude à l’observance thérapeutique après une transplantation rénale. Les résultats de cette étude mettront en lumière comment ces habiletés cognitives, ces croyances au sujet de l’autoefficacité et ces symptômes de la dépression peuvent aider à prévoir le degré d’observance thérapeutique chez un patient après une greffe.

 

 

The KRESCENT Program is a Strategic Training Program developed and supported by:

                                                    


With additional generous support from:

AMGEN               Baxter Corporation               Merck-Frosst Canada Ltd.             Ortho Biotech              RocheShire BioChem Inc.

© 2005 The Kidney Foundation of Canada