Les travaux d’un ancien boursier KRESCENT publiés dans JASN

Chris Weibe – ancien stagiaire lauréat KRESCENT (bourse de postdoctorat 2012-2014) – de l’Université du Manitoba et son équipe ont récemment publié un article dans le prestigieux Journal of the American Society of Nephrology. L’article, intitulé Class II Eplet Mismatch Modulates Tacrolimus Trough Levels Required to Prevent Donor-Specific Antibody Development, est paru le 20 juillet 2017.

Cette recherche porte sur la façon dont l’évaluation de l’appariement moléculaire entre donneur et receveur module la quantité de médicaments immunosuppresseurs nécessaires pour contenir la réponse immunitaire – une étape qui jette les bases de la médecine de précision dans le domaine de la greffe du rein. Ces résultats encourageants pourraient avoir des retombées positives pour les patients, et améliorer particulièrement la prévention du rejet des greffes, et de meilleurs pronostics pour les personnes greffées.

Résumé

Note : afin d'éviter toute inexactitude et tout risque d’erreur, et étant donné le caractère technique de la recherche, le résumé a été conservé en anglais.

Despite more than two decades of use, the optimal maintenance dose of tacrolimus for kidney transplant recipients is unknown. We hypothesized that HLA class II de novo donor-specific antibody (dnDSA) development correlates with tacrolimus trough levels and the recipient’s individualized alloimmune risk determined by HLA-DR/DQ epitope mismatch. A cohort of 596 renal transplant recipients with 50,011 serial tacrolimus trough levels had HLA-DR/DQ eplet mismatch determined using HLAMatchmaker software. We analyzed the frequency of tacrolimus trough levels below a series of thresholds <6 ng/ml and the mean tacrolimus levels before dnDSA development in the context of HLA-DR/DQ eplet mismatch. HLA-DR/DQ eplet mismatch was a significant multivariate predictor of dnDSA development. Recipients treated with a cyclosporin regimen had a 2.7-fold higher incidence of dnDSA development than recipients on a tacrolimus regimen. Recipients treated with tacrolimus who developed HLA-DR/DQ dnDSA had a higher proportion of tacrolimus trough levels <5 ng/ml, which continued to be significant after adjustment for HLA-DR/DQ eplet mismatch. Mean tacrolimus trough levels in the 6 months before dnDSA development were significantly lower than the levels >6 months before dnDSA development in the same patients. Recipients with a high-risk HLA eplet mismatch score were less likely to tolerate low tacrolimus levels without developing dnDSA. We conclude that HLA-DR/DQ eplet mismatch and tacrolimus trough levels are independent predictors of dnDSA development. Recipients with high HLA alloimmune risk should not target tacrolimus levels<5 ng/ml unless essential, and monitoring for dnDSA may be advisable in this setting.

L’article intégral peut être consulté ici.

 

Nouveaux partenaires pour le concours KRESCENT 2017

Le 20 janvier 2017 - La Fondation canadienne du rein est fière d’annoncer plusieurs nouveaux partenariats conclus dans le cadre du concours KRESCENT 2017. Il s’agit de Alberta Innovates, la Fondation canadienne de la MPR, Otsuka Canada Pharmaceutique, le réseau rénal de l’Ontario et le réseau Can-SOLVE CKD.

Chaque année, ce concours KRESCENT sélectionne un certain nombre de jeunes scientifiques œuvrant dans le domaine rénal. Ces chercheurs sont ensuite formés et leurs travaux de recherche sont supportés par le programme KRESCENT. Les partenaires jouent un rôle crucial dans le succès de ce programme unique en son genre.

« Nous sommes ravis d’accueillir ces nouveaux partenaires », a commenté Elisabeth Fowler, directrice nationale de la recherche à La Fondation canadienne du rein. « Ces nouveaux partenariats vont nous permettre d’apporter un meilleur soutien aux stagiaires et aux chercheurs et de favoriser la croissance et le développement de jeunes chercheurs qui sont parmi les plus brillants au Canada. »

Les partenaires du concours KRESCENT 2017 sont :

Alberta Innovates
Le partenariat avec Alberta Innovates financera une bourse de postdoctorat ou une bourse de recherche paramédicale KRESCENT. Le but de ce partenariat est d’augmenter les fonds actuellement disponibles pour l’excellence en formation en recherche, afin d’accroître les capacités de recherche dans le domaine rénal en Alberta.

La Fondation canadienne de la MPR
La Fondation canadienne de la MPR souhaite accroître les capacités de recherche dans le domaine de la maladie polykystique des reins. Ce partenariat financera soit une bourse de postdoctorat, soit une bourse pour nouveaux chercheurs, pour des projets de recherche qui sont axés sur la production/l’application des connaissances dans le domaine de la MPR.

« C’est un plaisir pour la Fondation canadienne de la MPR d’apporter son soutien au concours KRESCENT 2017 et de soutenir la recherche sur la MPR. Travailler avec des organisations qui partagent nos idéaux dans le cadre de ce programme respecté renforcera dans notre mission qui est d’améliorer les conditions de vie des personnes vivant avec la MPR et de mieux servir la communauté rénale dans son ensemble. » - Jeff Robertson, directeur général, Fondation canadienne de la MPR

Otsuka Canada Pharmaceutique
Otsuka Canada Pharmaceutique favorise l’augmentation des capacités de recherche dans le domaine de la maladie polykystique des reins. Le soutien prendra la forme d’une bourse de postdoctorat ou d’une bourse pour nouveaux chercheurs relatives à des projets de recherche qui sont axés sur la production/l’application des connaissances dans le domaine de la MPR.

Réseau rénal de l’Ontario (RRO)
Ce partenariat avec RRO financera le projet d’un chercheur KRESCENT dont le projet s’inscrit dans les objectifs de la stratégie rénale provinciale du RRO, le Plan rénal de l’Ontario II. Cette collaboration vise à appuyer un projet de recherche en lien avec les Ontariens aux prises avec l’insuffisance rénale chronique.

Réseau Can-SOLVE CKD
Ce partenariat financera des projets de recherche qui comprennent un volet important relié à l’engagement et à la participation des patients. Ce programme implique une pleine participation au curriculum de KRESCENT auquel s’ajoute un volet de formation de Can-SOLVE CKD, qui inclut l’accomplissement de modules et d’exercices des IRSC, relatifs à l’engagement des patients.

Toutes les informations concernant le concours KRESCENT 2017, y compris de plus amples détails à propos des partenariats, sont disponibles sur le site Web de KRESCENT. La date limite pour le dépôt des candidatures est le 15 février 2017.

 

Chercheur récipiendaire de la bourse transformationnelle de 1M $

Darren Yuen est l’un des quatre co-candidats principaux ayant reçu la prestigieuse bourse de  recherche d’équipe du Banting and Best Diabetes Centre pour le projet de recherche intitulé « Diabetic Nephropathy: Re-Engineering the Therapeutic Enterprise ».

Darren et ses co-chercheurs de l’hôpital St Michael’s (Toronto) et de l’Université de Toronto – les Drs Richard Gilbert, Aled Edwards, et Jeff Wrana – sont lauréats parmi 11 candidats. Dr Yuen attribue son succès principalement au programme KRESCENT : « Le financement de KRESCENT (bourse de soutien à l’infrastructure et Nouveau chercheur), ainsi que La Fondation canadienne du rein ont joué un rôle déterminant dans l’établissement de mon laboratoire et, de ce fait, m’ont donné la possibilité de proposer cette nouvelle recherche prometteuse avec mes co-chercheurs. »

Dr Richard Gilbert est professeur à la faculté de médecine de l’Université de Toronto; Chaire de recherche du Canada en complications dues au diabète; et chef de la division d’endocrinologie et de métabolisme à l’hôpital St. Michael's.  Dr Aled Edwards est professeur à la faculté de médecine, département de biophysique médicale à l’Université de Toronto. Dr Jeff Wrana est professeur à la faculté de médecine, département de la génétique moléculaire à l’Université de Toronto et chercheur principal à l’Institut de recherche Lunenfeld-Tanenbaum à l’hôpital Mount Sinai. Dr Yuen est professeur adjoint à la faculté de médecine à l’Université de Toronto, médecin membre du personnel de la division de néphrologie à l’hôpital St. Michael’s, et scientifique à l’Institut Li Ka Shing Knowledge de l’hôpital St. Michael’s.

Survol du programme

Le programme propose étudier le rôle clé que joue la fibrose dans le développement et la progression de la néphropathie diabétique en visant deux objectifs étroitement liés, soit :
1. approfondir les connaissances sur les mécanismes associés à une fibrogenèse découlant du diabète;
2. élaborer de nouvelles approches thérapeutiques qui ciblent ces mécanismes fibrogènes. 

Point de mire sur la fibrose

Bien que la régénération contribue à la réparation chez les organismes inférieurs et les humains dans certaines circonstances, la présence de lésions chroniques et répétées dans la majorité des tissus suscite la formation de grandes quantités de matrices extracellulaires (ECM), qui mène finalement à la cicatrisation du tissu conjonctif.  Pour des raisons encore mal comprises, une hyperglycémie, et potentiellement d’autres aspects du milieu diabétique, sont perçus comme un stimulant de lésions chroniques.  Par conséquent, une accumulation de la matrice extracellulaire constitue un phénomène très courant dans la maladie du diabète, occasionnant une pléiade de problèmes, allant de l’épaississement du lit capillaire cliniquement silencieux sur l’ensemble du corps, une fibrose périarticulaire d’une cheiroarthropathie diabétique très paucisymptomatique à des changements fibreux dévastateurs dans les reins dans la mesure où la glomérulosclérose et la fibrose tubulointerstitielle sont étroitement liées à la croissance de l’insuffisance rénale.

Transformer le paradigme de la découverte

Bifurquant fondamentalement des approches traditionnelles, les chercheurs principaux entreprendront de transformer le paradigme de découverte thérapeutique en tirant partie du large éventail d’expertise à Toronto en recherche fondamentale et clinique afin de former un nouveau consortium, soit le Centre for Advanced Therapeutics in Diabetic Kidney Disease (CAT-DKD).  Plutôt que d’axer leurs efforts exclusivement sur les mécanismes dépendant du glucose et les modèles de rongeurs et les lignées cellulaires, le Centre se concentrera sur les mécanismes fibrogènes et l’utilisation de cellules et de tissus de personnes ayant une néphropathie diabétique afin de devenir un centre mondial de :
1. découverte scientifique, entreprenant des recherches non biaisées ciblées sur les mécanismes pathogéniques clés qui sont altérés dans les néphropathies diabétiques humaines en utilisant le séquençage de nouvelle génération et l’analyse de mécanismes d’échantillons humains;
2. développement de sondes chimiques, concevoir de petits composés moléculaires comme outil afin de mener des études de validation de principe pour les principaux mécanismes identifiés;
3. partenariats avec d’autres groupes universitaires menant une recherche semblable axée sur le tissu, ainsi que des entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques intéressées dans la découverte de médicaments pour la néphropathie diabétique; et
4. d’enseignement et de formation d’une nouvelle génération de chercheurs universitaires  en découverte et développement de médicaments, attirant des étudiants de cycles supérieurs, des stagiaires et des employés hautement qualifiés provenant tant de l’arène nationale qu’internationale.

 

Les personnes qui ont des calculs rénaux risquent deux fois plus de développer une insuffisance rénale : recherche médicale de l’U de A

Le 6 Septembre 2012 - Selon de récents résultats publiés par des chercheurs du domaine médical de l’Université de l’Alberta, les personnes qui ont des calculs rénaux risquent deux fois plus de devoir recourir à la dialyse ou à une transplantation du rein plus tard dans leur vie. Leur article a récemment été publié dans le British Medical Journal.

Les chercheurs de la Faculty of Medicine & Dentistry, Todd Alexander et Marcello Tonelli, ont suivi les données de plus de trois millions d’Albertains recueillies au cours d’une période de 11 ans, s’échelonnant de 1997 à 2009.  Ils ont constaté que les personnes ayant des antécédents de calculs rénaux risquaient deux fois plus de développer de grave problèmes rénaux plus tard dans la vie comparativement aux personnes n’ayant jamais eu de calculs rénaux. Par ailleurs, les femmes âgées de moins de 50 ans ayant des antécédents de calculs rénaux courent un risque quatre fois plus élévé de développer une insuffisance rénale à un âge plus avancé. Bien que le nombre réel de personnes qui ont développé une insuffisance rénale soit petit, le lien aux antécédents de calculs rénaux se révèle notable.

« Selon moi, ces résultats m’indiquent que les personnes ayant des antécédents de calculs rénaux devraient faire l’objet d’un dépistage des facteurs de risque associés au développement d’une maladie rénale, » souligne le Dr Alexander, le premier auteur de l’étude et néphrologue pédiatrique praticien.

« Ces résultats ne me surprennent pas, car lorsque les calculs s’éliminent dans le rein, il est fort possible qu’un dommage permanent survienne. »

Selon leurs résultats, entre cinq et sept pourcent des Albertains auront un calcul rénal durant leur vie, affirme le Dr Alexander. Les données sont encore plus inquiétantes aux États-Unis, où entre 10 et 11 pour cent de la population éprouve des problèmes de calculs rénaux. La moitié des personnes ayant des calculs rénaux auront une répétition de calculs– allant d’une à plusieurs autres formations.

« Il est important de souligner que la grande majorité des personnes ayant des calculs rénaux n’auront pas de lésion aux reins,  ajoute le Dr Tonelli. Mais ce sera le cas pour quelques personnes, et c’est pourquoi il est important que les gens ayant des calculs rénaux obtiennent un suivi approprié – afin de réduire leur risque de former un autre calcul, et pour déceler s'il y a eu une lésion au rein. »

Les gens peuvent tenter de réduire le risque de formation de calculs rénaux en diminuant leur apport en sodium, en buvant de plus grandes quantités d’eau et, au besoin, en prenant certains médicaments. Il a été observé par le passé que les personnes qui développent des calculs rénaux ont une fonction rénale sous optimale,  un autre facteur lié à ce problème. 

Le Dr Alexander est chercheur au département de physiologie et au département de pédiatrie, et le Dr Tonelli détient une chaire en recherche à la division de néphrologie du département de médecine.

Les principales sources de financement de la recherche étaient : La Fondation canadienne du rein, l’Alberta Innovates – Health Solutions, la University Hospital Foundation, et le programme KRESCENT (un programme de formation et de soutien aux chercheurs scientifiques du domaine rénal).

« Nous sommes fiers de soutenir les recherches remarquables et innovatrices qui nous permettent d’améliorer notre compréhension des facteurs de risque pouvant contribuer au développement de l'insuffisance rénale, » affirme Wim Wolfs, directeur national de la recherche de La Fondation canadienne du rein.

Les Drs Alexander et Tonelli poursuivent leur recherche sur la santé rénale.

Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec :

Wim Wolfs, directeur national de la recherche, La Fondation canadienne du rein

514-531-2212 (cell.) wim.wolfs@kidney.ca

 

Incidence et causes de l’insuffisance rénale terminale chez les enfants et les jeunes adultes autochtones

Le 31 août 2012 - Le Pediatric Renal Outcomes Canada Group (PROCG), dirigé par la Dre Susan Samuel, de l’Université de Calgary, a publié une étude dans le Canadian Medical Association Journal évaluant les taux d’incidence et les causes de l’insuffisance rénale terminale (IRT) chez les enfants et les jeunes adultes autochtones comparativement aux Canadiens de race blanche.

« Nous savons que les Canadiens d’origine autochtone présentent un taux plus élevé d’IRT, généralement en raison des risques de diabète plus élevés au sein de cette population par opposition aux Canadiens de race blanche, » souligne la Dre Samuel, « mais nous ne savons pas s’il en est de même pour les enfants et les jeunes adultes autochtones. »

Les chercheurs ont examiné les données du Registre canadien des insuffisances et des transplantations d’organes chez 980 patients pédiatriques et jeunes adultes, âgés de moins de 22 ans, au Canada entre 1992 et 2007.

Les chercheurs ont rapporté que :

  • les enfants et les jeunes adultes autochtones ont un taux d’incidence d’IRT fortement plus élevé que les enfants et les jeunes adultes de race blanche au Canada.
  • les cas d’IRT attribuables à une anomalie du rein et des voies urinaires étaient moins probables chez les enfants et les jeunes adultes autochtones comparativement aux enfants et aux jeunes adultes de race blanche au Canada.
  • les néphrites glomérulaires (un type de maladie rénale où les glomérules, les petits filtres dans les reins qui aident à nettoyer le sang, deviennent irritées ou endommagées) étaient plus courantes chez les enfants et les jeunes adultes autochtones que chez les enfants et les jeunes adultes de race blanche au Canada.

Selon eux, les mêmes disparités socioéconomiques et de santé qui mènent à de faibles résultats sur la santé des adultes autochtones peuvent également causer un risque accru de la progression d’une IRT chez les enfants et les jeunes adultes autochtones.

« Il s’agit d’une étude importante », affirme Wim Wolfs, directeur national de la recherche de La Fondation canadienne du rein. « Ces résultats soulèvent la question à savoir pourquoi le risque de néphrites glomérulaires est à la hausse parmi les enfants et les jeunes autochtones, et nous encourageront à étudier plus en profondeur les raisons du risque plus élevé de cette maladie qui contribuent à ce résultat. »

Lien à l’article (en anglais seulement) : http://www.cmaj.ca/content/early/2012/08/27/cmaj.120427.abstract

Pour plus de renseignements sur le programme KRESCENT ou La Fondation canadienne du rein, veuillez communiquer avec Wim Wolfs, directeur national de la recherche, au (514) 531-2212 (cell.) ou à wim.wolfs@kidney.ca.

 

Une alimentation riche en sel entraînerait une décalcification de l’organisme.

 Le 25 juillet 2012 - La communauté scientifique a toujours voulu savoir pourquoi les personnes qui consomment beaucoup de sel sont sujettes à éprouver des problèmes de santé, comme des calculs rénaux et l’ostéoporose. Les chercheurs de l’université de l’Alberta ont peut-être résolu le mystère.

Le chercheur principal Todd Alexander et son équipe ont découvert un lien entre le sodium et le calcium. Ils semblent être régulés dans l’organisme par la même molécule. Lorsque l’apport en sodium est trop élevé, le corps se débarrasse du sodium par l’urine, qui entraîne le calcium avec elle, ce qui diminue les réserves de calcium dans l’organisme. Des niveaux élevés de calcium dans l’urine favorisent l’apparition de calculs rénaux tandis que des niveaux insuffisants de calcium entraînent une déperdition osseuse et l’ostéoporose.

« Lorsque le corps essaie de se débarrasser du sodium par l’urine, il se débarrasse aussi, selon nos travaux, du calcium », explique le Dr Alexander, chercheur de la Faculty of Medicine & Dentistry.  Les conclusions de sa recherche  ont été publiées récemment dans l’American Journal of Physiology – Renal Physiology, une revue scientifique avec comité de pairs.

« Cet aspect est important parce que nous consommons de plus en plus de sodium, ce qui signifie que notre corps se débarrasse de plus en plus de calcium. Nos observations mettent bien en relief pourquoi il est important que nous réduisions le sel dans notre alimentation et que les aliments transformés contiennent moins de sel. »

On sait depuis longtemps que cette molécule clé est responsable de l’absorption du sodium dans l’organisme, mais la description de son rôle dans la régulation du calcium constitue une découverte.

« Nous nous posions une question simple : y a-t-il un lien entre l’absorption du sodium et du calcium? Et nous avons découvert que oui », explique le Dr Alexander.

« Nous avons trouvé une molécule qui semble avoir deux fonctions – la régulation des niveaux de calcium et de sodium dans le corps. Nos observations fournissent des données biologiques très probantes au sujet du lien entre le sodium et le calcium. »

Au cours de sa recherche, l’équipe a travaillé avec des modèles de laboratoire sans cette importante molécule si bien que l’urine des modèles contenait des niveaux élevés de calcium. Comme le calcium n’était pas absorbé et retenu par le corps, il y a eu une déperdition osseuse.

Dans un éditorial de cette revue, on note que la découverte de cette équipe pourrait un jour servir de cible « pour le traitement des calculs rénaux et de l’ostéoporose. »

Le principal bailleur de fonds de cette recherche est La Fondation canadienne du rein.

« Nous sommes fiers d’appuyer la recherche du Dr Todd Alexander, fait remarquer Wim Wolfs, directeur national de la recherche à La Fondation canadienne du rein. Des données provenant des États-Unis indiquent que près de 10 % des adultes ont un calcul rénal au moins une fois dans leur vie. En outre, la prévalence des calculs rénaux semble s’accroître aux É.-U. , ce qui peut être attribué aux taux élevés d’obésité et de diabète et peut-être à une consommation accrue de sel. »

Renseignements complémentaires :

Wim Wolfs, Directeur national de recherche, La Fondation canadienne du rein
514-531-2212 (cellulaire); wim.wolfs@kidney.ca

Voir l'article (en anglais) dans l’American Journal of PhysiologyRenal Physiology

Consulter un article (en anglais) récemment publié sur cette recherche dans le quotidien The Globe and Mail

Regardez l'extrait « Salty Diet » de Health Matters sur Global TV (en anglais)

 

Donner un de ses reins à un proche parent ou à la collectivité ? Le dilemme.

Le 29 mai 2012 - Dans un article du Devoir, la Dre Marie-Chantal Fortin, néphrologue au sein de l’équipe de transplantation du CHUM Notre-Dame et boursière KRESCENT, se penche sur les questions éthiques reliées au recrutement de paires donneur-receveur compatibles pour le Registre de donneurs vivants jumelés par échange de bénéficiaires (Registre DVEB), coordonné par la Société canadienne du sang.

Dre Fortin poursuit un projet de recherche sur ces questions éthiques afin d'établir « des lignes directrices éthiques » pour le recrutement de paires donneur-receveur compatibles.


Lire l'article dans LeDevoir.com, Donner un de ses reins à un proche parent ou à la collectivité ? Le dilemme.
http://www.ledevoir.com/societe/sante/351074/donner-un-de-ses-reins-a-un-proche-parent-ou-a-la-collectivite-le-dilemme

 

Un boursier post-doctoral KRESCENT propose un nouveau modèle pour prédire la progression de l’IRC

Une étude publiée le 11 avril 2011 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) par le Dr Navdeep Tangri et ses collègues propose un nouveau modèle pour prédire la progression de l’insuffisance rénale chronique (IRC), un modèle basé sur des tests de laboratoire standard.

On estime que 2,6 millions de Canadiens sont atteints d’insuffisance rénale ou présentent des risques de l’être. Ce nombre de personnes peut être considéré comme trop élevé pour qu’on en fasse le suivi efficacement et qu’on les soigne en tenant compte du système de classification actuellement accepté de l’insuffisance rénale en cinq stades. Le Dr Tangri et ses collègues estiment qu’un meilleur modèle de prévision visant à identifier les personnes les plus susceptibles d’être atteints d’IRC constituerait une importante avancée pour ces patients, les professionnels de la santé et le système de santé canadien.

Selon l’éditorial connexe de la JAMA rédigé par les Drs Tonelli et Manns, un modèle qui identifierait les personnes les plus vulnérables serait d’un grand secours, mais il existe actuellement des thérapies pour améliorer le pronostic des personnes atteintes d’insuffisance rénale, mais ces thérapies sont sous-utilisées parce que, entre autres, les malades ne sont pas dirigés au moment opportun vers un spécialiste. Un tel aiguillage serait bénéfique pour « les patients présentant le plus de risque pour des événements cardiovasculaires et une dégradation progression de la fonction rénale ».

La Fondation du rein est fière d’appuyer d’excellents chercheurs canadiens comme le Dr Navdeep Tangri par le biais du programme KRESCENT.

Le Programme national de formation scientifique et d’encadrement des chercheurs spécialisés dans le domaine rénal (KRESCENT en anglais) vise à former des scientifiques de calibre international. Il a vu le jour en 2005 grâce à une contribution spéciale de La Fondation canadienne du rein, de la Société canadienne de néphrologie et des Instituts de recherche en santé du Canada. Ce programme est unique à plus d’un titre : il recrute des stagiaires provenant de diverses disciplines en vue de les faire participer à un cursus d’études national, il favorise par un encadrement continu le développement de carrière au niveau du (post)doctorat et dans la période suivant l’obtention du premier poste universitaire du stagiaire et il favorise le développement des recherches concertées et le transfert des connaissances entre divers axes de recherche.

Pour en savoir plus sur le programme KRESCENT ou les initiatives de La Fondation canadienne du rein en matière de recherche, veuillez communiquer avec Wim Wolfs, directeur du Programme national de recherche, au (514) 531-2212 (cellulaire) ou par courriel à wim.wolfs@kidney.ca.

Voir l’article dans le Journal of the American Medical Association
http://jama.ama-assn.org/content/305/15/1553.abstract


La Pre Nina Jones, chercheuse-boursière KRESCENT, devient titulaire d’une chaire de recherche du Canada

Les responsables du programme KRESCENT tiennent à féliciter Nina Jones, Ph. D., de l’University of Guelph, qui s’est vu attribuer une chaire de recherche du Canada de niveau 2. Les chaires de recherche du Canada visent à aider les universités à attirer et à retenir des chercheurs chevronnés et à faire du Canada l’un des pays les plus en vue dans le domaine de la recherche et du développement. Attribuée pour une période de cinq ans à des personnes susceptibles de devenir des leaders mondiaux dans leur domaine, chaque chaire est d’une valeur de 100 000 $ par année.

Nina Jones fait partie de la catégorie « Nouveaux chercheurs » (bourse accordée en 2007) du Programme national de formation scientifique et d’encadrement des chercheurs spécialisés dans le domaine rénal (KRESCENT en anglais). Le programme KRESCENT a été créé en 2005 grâce à une contribution spéciale de La Fondation canadienne du rein, de la Société canadienne de néphrologie et des Instituts de recherche en santé du Canada. Le programme vise essentiellement à former des scientifiques de calibre mondial et accorde son soutien à des chercheurs comme la Pre Jones afin qu’ils puissent consacrer du temps à leur champ d’intérêt. Dans le cas de la Pre Jones, il s’agit des podocytes (des cellules qui filtrent le sang dans le rein).

« Ces chaires de recherche sont des prix prestigieux », souligne le Dr Kevin Burns, directeur du programme KRESCENT. « L’attribution de cette chaire montre que le programme soutient d’excellents jeunes chercheurs dont les travaux nous aideront à mieux comprendre la fonction rénale, première étape vers la possible découverte d’un traitement curatif pour l’insuffisance rénale. »

Le programme KRESCENT est unique en son genre à plus d’un titre : il recrute des stagiaires provenant de diverses disciplines en vue de les faire participer à un cursus d’études national; il favorise le développement de carrière au niveau du doctorat, du postdoctorat et dans la période suivant l’obtention du premier poste universitaire du stagiaire et ce, par un encadrement continu; il favorise le développement de la recherche concertée et le transfert des connaissances entre des axes de recherche.

Le Dr Martin Pollak, superviseur du doctorant subventionné
par KRESCENT,  Moumita Barua, publie dans Science


Gènes liés à l’insuffisance rénale chez les Afro-Americains

Un gène qui apparaît pour protéger les gens de la maladie du sommeil en Afrique semble apparaître aussi chez les Noirs américains, les rendant quatre fois plus vulnérables à l’insuffisance rénale, rapporte un groupe de chercheurs dirigés par le Dr Martin Pollak.

Leurs découvertes éclairent la raison pour laquelle les Noirs américains sont plus susceptibles que les Blancs à développer une insuffisance rénale; elles pourraient même mener à de nouveaux traitements ou à des mesures préventives.

Lire l'abstract (seulement disponible en anglais)
Lire les communiqués de presse (seulement disponible en anglais)
Voir le balado (seulement disponible en anglais)


Une étude canadienne démontre que le dépistage de l’insuffisance rénale chronique pourrait accroître la prise en charge précoce de la maladie et améliorer la santé  publique

Selon une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) par la Dre Brenda Hemmelgarn et ses collègues de l’Alberta Kidney Disease Network, la communication du taux estimatif de filtration glomérulaire (TeFG) – une mesure de la capacité du rein à filtrer des déchets -  a fait accroître le nombre de premières visites chez des néphrologues, surtout dans le cas de patients d’âge moyen et aînés, de patients aux prises avec une grave dégradation de leur fonction rénale et de personnes présentant des facteurs de comorbidité, comme l’hypertension et le diabète.

C’est là une nouvelle qu’il vaut la peine de souligner puisque l’insuffisance rénale chronique (IRC) est un problème de santé publique de plus en plus important auquel il est possible de s’attaquer plus efficacement par une sensibilisation des patients et des médecins dès les premiers stades de la maladie. En fait, le dépistage et les interventions précoces pourraient freiner la progression de l’insuffisance rénale – et même l’arrêter.

« Une mesure extrêmement importante pour la fonction rénale est le TeFG, fait remarquer Paul Shay, directeur général national de La Fondation canadienne du rein. Les personnes qui risquent d’être atteints d’insuffisance rénale devraient connaître leur TeFG tout comme les gens qui sont vulnérables aux maladies cardiovasculaires connaissent leur pression artérielle. »

Un faible TeFG est un indicateur d’une dégradation de la fonction rénale. Le TeFG est calculé à l’aide d’une formule qui permet de mettre en rapport le résultat d’un test sanguin (créatininémie) avec l’âge et le sexe d’une personne en vue d’évaluer l’état de sa fonction rénale. Des taux élevés de créatinine dans le sang jumelés à d’autres facteurs de risque donnent une bonne idée de la santé rénale d’une personne ou d’une possible dégradation de sa fonction rénale.

Cette étude canadienne, financée par La Fondation canadienne du rein et le  programme KRESCENT et publiée en mars 2010, porte sur plus d’un million d’adultes, les renseignements provenant d’une base de données provinciale. La même équipe de recherche a publié une autre étude dévoilant qu’un faible TeFG est associé avec un risque accru de pronostics inquiétants (voir l’article « Une dégradation de la fonction rénale et des taux élevés de protéines dans l’urine associés à un risque accru d’insuffisance rénale terminale »). Ces deux études soulignent à quel point l’IRC est répandue et combien il est important de diriger le patient vers un spécialiste.

Le Programme national de formation scientifique et d’encadrement des chercheurs spécialisés dans le domaine rénal (KRESCENT en anglais) vise à former des scientifiques de calibre international. Il a vu le jour en 2005 grâce à une contribution spéciale de La Fondation canadienne du rein, de la Société canadienne de néphrologie et des Instituts de recherche en santé du Canada. Ce programme est unique à plus d’un titre : il recrute des stagiaires provenant de diverses disciplines en vue de les faire participer à un cursus d’études national, il favorise par un encadrement continu le développement de carrière au niveau du (post)doctorat et dans la période suivant l’obtention du premier poste universitaire du stagiaire et il favorise le développement des recherches concertées et le transfert des connaissances entre divers axes de recherche.

Pour en savoir plus sur le programme KRESCENT ou La Fondation canadienne du rein, veuillez communiquer avec Wim Wolfs, directeur du Programme national de recherche, au 514 531 2212 (cell.) ou à wim.wolfs@kidney.ca.

Voir l’article dans Journal of American Medical Association

La présence de protéinurie avec dégradation de la fonction rénale associée à un risque accru d’insuffisance rénale terminale

Les patients ayant des taux élevés de protéines dans l’urine (protéinurie) ainsi qu’au moins un autre marqueur de dégradation de la fonction rénale courent un plus grand risque de mourir, d’avoir une crise cardiaque ou d’être atteints d’insuffisance rénale terminale. C’est ce que conclut le Dr Matthew James et les co-auteurs d’une étude récente publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). Le Dr James est récipiendaire d’une bourse de post-doctorat du Programme national de formation scientifique et d’encadrement des chercheurs spécialisés dans le domaine rénal (KRESCENT en anglais), une initiative importante de la Fondation canadienne du rein et d’un groupe de partenaires.

Cette étude canadienne, parue en février 2010, porte sur près d’un million (902 985) d’adultes ; les renseignements proviennent d’une base de données provinciale (Alberta). Il s’agit là d’une recherche importante tant par son envergure que par ses conclusions. Les lignes directrices actuelles pour la classification des stades de l’insuffisance rénale chronique (IRC) sont basées sur le taux estimatif de filtration glomérulaire (TeFG) (une mesure de la gravité de la dégradation de la fonction rénale) sans considération comme telle à la gravité de la protéinurie coexistante. « D’après nos observations, indiquent les auteurs, la stratification quant au risque effectuée en termes de TeFG seulement est relativement insensible aux gradients du risque pertinents du point de vue clinique. »

En ce moment, l’insuffisance rénale chronique est classée en cinq stades d’après le TeFG. Ce système de classification sert fort utilement à sensibiliser les professionnels de la santé et le grand public à l’incidence de l’IRC et à l’importance d’en faire le dépistage précoce et d’en assurer la prise en charge.

Le système de classification en cinq stades a toutefois été remis en question en raison du fait qu’il ne tient pas compte de la présence et de la gravité de la protéinurie, soit la présence de protéines en quantité anormale dans l’urine. La protéinurie est un important indicateur de l’IRC associée à un pronostic inquiétant.

La maladie ne progresse pas nécessairement du stade 1 au stade 5. Des recherches sont systématiquement menées en vue de mieux comprendre les facteurs qui causent l’insuffisance rénale terminale et identifier les personnes les plus à risque.

« Il s’agit d’une étude importante, souligne Paul Shay, directeur général national de La Fondation canadienne du rein. La Fondation se préoccupe de l’impact que pourrait avoir le fait d’étiqueter à tort des personnes ayant un faible TeFG en l’absence d’autres facteurs de risque. En plus d’avoir des  inquiétudes, ces personnes pourraient voir leur couverture d’assurance être modifiée. La Fondation est fière de soutenir des recherches clés et les scientifiques qui les mènent à bien. Ce genre de conclusions contribuent d’une manière importante à enrichir la masse de connaissances qui cumulativement a des implications pratiques pour les soins cliniques et la recherche. »

Le programme KRESCENT est le fruit d’une collaboration spéciale entre La Fondation canadienne du rein, la Société canadienne de néphrologie et les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).  Le programme KRESCENT privilégie la formation d’excellents scientifiques.  Il s’agit d’un programme unique à plus d’un titre : il recrute des stagiaires provenant de diverses disciplines en vue de les faire participer à un cursus d’études national, il favorise par un encadrement continu le développement de carrière au niveau du (post)doctorat et dans la période suivant l’obtention du premier poste universitaire du stagiaire, et il favorise le développement des recherches concertées et le transfert des connaissances entre les axes de recherche.

Pour en savoir plus sur le programme KRESCENT ou La Fondation canadienne du rein, veuillez communiquer avec Wim Wolfs, directeur du Programme national de recherche, au 514 531 2212 (cell.) ou à wim.wolfs@kidney.ca.

Voir l’article dans Journal of American Medical Association




Une insuffisance rénale aiguë accroît le
risque de décès à long terme

Les patients aux prises avec une dégradation soudaine de la fonction rénale ou ce qu’on appelle une « insuffisance rénale aiguë » (IRA) sont plus susceptibles de mourir prématurément après avoir quitté l’hôpital, même si leur fonction rénale semble rétablie.  C’est que ce que dévoile une étude publiée le Journal of the American Society of Nephrology (JASN) et dirigée par le Dr Jean-Philippe Lafrance, récipiendaire d’une bourse de postdoctorat KRESCENT.  « Notre étude a permis d’établir que le risque de décès demeure élevé longtemps après l’insuffisance rénale aiguë », indique le Dr Lafrance, qui est de retour à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal après avoir effectué des études postdoctorales à la Boston University School of Public Health.

Le Dr Lafrance, de concert avec le Dr Donald R. Miller (également de la Boston University School of Public Health), ont utilisé une base de données américaine sur la santé d’anciens combattants en vue d’analyser l’évolution de l’état de santé à long terme d’environ 83 000 anciens combattants atteints d’IRA.  Les patients atteints d’IRA présentent une détérioration rapide de leur fonction rénale, qui peut être due à de nombreuses causes.  Plus de la moitié des patients atteints d’IRA ont besoin de dialyse au moins temporairement et un grand nombre d’entre eux meurent avant de quitter l’hôpital.  La nouvelle étude a porté sur les patients atteints d’IRA qui n’avaient pas besoin de dialyse et qui ont survécu au moins trois mois après leur départ de l’hôpital.

Au cours du suivi qui a duré en moyenne deux ans, 30 % des patients atteints d’IRA sont décédés comparativement à 16 % dans le groupe de patients sans IRA.  Les chercheurs ont déterminé que le risque de décès était d’environ 40 % plus élevé dans le groupe avec l’IRA, même après avoir tenu compte d’autres facteurs comme des troubles de la fonction rénale apparus après le congé de l’hôpital.

Le risque est encore plus élevé chez les patients atteints d’une IRA plus grave, attestée par une détérioration importante de la fonction rénale.  Le risque de décès était élevé même chez les patients dont la fonction rénale était revenue à la normale après l’IRA, comme ce fut le cas chez plus de la moitié des patients.  « Les troubles de la fonction rénale après le congé de l’hôpital expliquaient seulement une partie de l’accroissement du risque de décès à long terme associé à l’IRA », fait remarquer le Dr Lafrance.  

L’étude comportait de nombreuses restrictions : elle avait recours à des données colligées dans un autre but, elle n’incluait pas des renseignements complets sur le test de créatininémie utilisé pour diagnostiquer l’IRA, elle était limitée principalement à des hommes et elle ne comprenait pas de renseignements sur les causes de décès.  En outre, les chercheurs ne disposaient pas de données sur le risque à long terme de l’insuffisance rénale chronique, une complication potentielle ultérieure de l’IRA.  

« Le programme KRESCENT de la Fondation est une initiative avant-gardiste axée sur la formation de chercheurs de calibre international, explique Paul Shay, directeur général national de La Fondation canadienne du rein.  L’étude du Dr Lafrance est un excellent exemple d’une recherche clinique intéressante qui pourrait avoir des implications importantes pour l’exercice de la médecine et les traitements dispensés aux patients. »

Le programme KRESCENT est le fruit d’une collaboration spéciale entre La Fondation canadienne du rein, la Société canadienne de néphrologie et les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).  Le programme KRESCENT privilégie la formation d’excellents scientifiques.  Il s’agit d’un programme unique à plus d’un titre : il recrute des stagiaires provenant de diverses disciplines en vue de les faire participer à un cursus d’études national, il favorise par un encadrement continu le développement de carrière au niveau du (post)doctorat et dans la période suivant l’obtention du premier poste universitaire du stagiaire et il favorise le développement des recherches concertées et le transfert des connaissances entre les axes de recherche.

Pour en savoir plus sur le programme KRESCENT ou La Fondation du rein, veuillez communiquer avec Wim Wolfs, directeur du Programme national de recherche, au 514 531 2212 (cell.) ou à wim.wolfs@kidney.ca

Voir l’article du Dr Lafrance dans JASN



La Dre Adeera Levin nommée secrétaire générale de la
Société internationale de néphrologie (SIN) pour 2010


« Nous adressons nos plus sincères félicitations à la Dre Adeera Levin, qui a été nommée présidente désignée de la Société internationale de néphrologie », note Paul Shay, directeur général national de La Fondation canadienne du rein.

La Dre Levin a joué un rôle important dans l’élaboration du Programme national de formation scientifique et d’encadrement des chercheurs spécialisés dans le domaine (KRESCENT) de la Fondation.  Assurant une formation de pointe, le programme KRESCENT est offert par La Fondation canadienne du rein en collaboration avec la Société canadienne de néphrologie, les Instituts de recherche en santé du Canada et d’autres parties intéressées.  La Dre Levin est actuellement présidente du Groupe de travail KRESCENT chargé du curriculum.

La Fondation du rein a décerné à la Dre Levin le Prix de la mission Dr John B. Dossetor (Recherche) 2009 pour sa contribution à la recherche dans le domaine rénal.  La Dre Levin a été membre du Conseil national d’administration, du Conseil de la recherche et du Comité scientifique biomédical de la Fondation ; elle a en outre été présidente du Comité des bourses de recherche de la Fondation.

La Dre Adeera Levin entrera en fonction à titre de secrétaire générale de la SIN au début de 2010.  Voir l’annonce de sa nomination (disponible seulement en anglais).



Klotho prévient la perte de calcium par les reins

Klotho est une hormone récemment identifiée, qui serait impliquée dans le processus de vieillissement.  Deux des caractéristiques courantes du vieillissement sont la diminution de la densité minérale osseuse (gracilité osseuse) et le risque de formation de calculs rénaux.  Les deux sont liés à la perte de l’homéostasie (état d’équilibre) calcique chez les personnes âgées.  Dans un modèle de laboratoire, l’absence de Klotho s’accompagne de nombreuses caractéristiques du vieillissement chez l’être humain, notamment la diminution de la résistance osseuse et des dépôts calciques dans les reins, ce qui donne à penser que cette hormone joue un rôle dans l’homéostasie calcique.  Notre modèle confirme que Klotho est nécessaire pour prévenir l’excrétion urinaire du calcium. D’après les données disponibles, l’excrétion rénale du calcium contribue à la stimulation de la synthèse de la vitamine D et à la gracilité osseuse.  Cependant, les dépôts calciques dans les reins semblent être directement attribuables à l’absence de Klotho.

La méthodologie et la problématique de ces études servent de base à d’autres recherches qui sont actuellement financées par La Fondation du rein et qui se déroulent dans le laboratoire du Dr Alexander, à l’University of Alberta.  Ce nouveau projet intitulé "The molecular determinants of proximal tubular calcium absorption" portant sur les déterminants moléculaires en jeu dans la réabsorption tubulaire proximale du calcium a pour objectif d’expliquer comment la majorité du calcium filtré par le glomérule rénal est réabsorbée par la première section des tubules rénaux, c’est-à-dire la partie du rein la plus fréquemment déficiente chez la plupart des personnes ayant un problème de métabolisation du calcium. Lire l'abstract (disponible seulement en anglais). 

The KRESCENT Program is a Strategic Training Program developed and supported by:

                                                    


With additional generous support from:

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