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Le 6 Septembre 2012 - Selon de récents résultats publiés par des chercheurs du domaine médical de l’Université de l’Alberta, les personnes qui ont des calculs rénaux risquent deux fois plus de devoir recourir à la dialyse ou à une transplantation du rein plus tard dans leur vie. Leur article a récemment été publié dans le British Medical Journal.
Les chercheurs de la Faculty of Medicine & Dentistry, Todd Alexander et Marcello Tonelli, ont suivi les données de plus de trois millions d’Albertains recueillies au cours d’une période de 11 ans, s’échelonnant de 1997 à 2009. Ils ont constaté que les personnes ayant des antécédents de calculs rénaux risquaient deux fois plus de développer de grave problèmes rénaux plus tard dans la vie comparativement aux personnes n’ayant jamais eu de calculs rénaux. Par ailleurs, les femmes âgées de moins de 50 ans ayant des antécédents de calculs rénaux courent un risque quatre fois plus élévé de développer une insuffisance rénale à un âge plus avancé. Bien que le nombre réel de personnes qui ont développé une insuffisance rénale soit petit, le lien aux antécédents de calculs rénaux se révèle notable.
« Selon moi, ces résultats m’indiquent que les personnes ayant des antécédents de calculs rénaux devraient faire l’objet d’un dépistage des facteurs de risque associés au développement d’une maladie rénale, » souligne le Dr Alexander, le premier auteur de l’étude et néphrologue pédiatrique praticien.
« Ces résultats ne me surprennent pas, car lorsque les calculs s’éliminent dans le rein, il est fort possible qu’un dommage permanent survienne. »
Selon leurs résultats, entre cinq et sept pourcent des Albertains auront un calcul rénal durant leur vie, affirme le Dr Alexander. Les données sont encore plus inquiétantes aux États-Unis, où entre 10 et 11 pour cent de la population éprouve des problèmes de calculs rénaux. La moitié des personnes ayant des calculs rénaux auront une répétition de calculs– allant d’une à plusieurs autres formations.
« Il est important de souligner que la grande majorité des personnes ayant des calculs rénaux n’auront pas de lésion aux reins, ajoute le Dr Tonelli. Mais ce sera le cas pour quelques personnes, et c’est pourquoi il est important que les gens ayant des calculs rénaux obtiennent un suivi approprié – afin de réduire leur risque de former un autre calcul, et pour déceler s'il y a eu une lésion au rein. »
Les gens peuvent tenter de réduire le risque de formation de calculs rénaux en diminuant leur apport en sodium, en buvant de plus grandes quantités d’eau et, au besoin, en prenant certains médicaments. Il a été observé par le passé que les personnes qui développent des calculs rénaux ont une fonction rénale sous optimale, un autre facteur lié à ce problème.
Le Dr Alexander est chercheur au département de physiologie et au département de pédiatrie, et le Dr Tonelli détient une chaire en recherche à la division de néphrologie du département de médecine.
Les principales sources de financement de la recherche étaient : La Fondation canadienne du rein, l’Alberta Innovates – Health Solutions, la University Hospital Foundation, et le programme KRESCENT (un programme de formation et de soutien aux chercheurs scientifiques du domaine rénal).
« Nous sommes fiers de soutenir les recherches remarquables et innovatrices qui nous permettent d’améliorer notre compréhension des facteurs de risque pouvant contribuer au développement de l'insuffisance rénale, » affirme Wim Wolfs, directeur national de la recherche de La Fondation canadienne du rein.
Les Drs Alexander et Tonelli poursuivent leur recherche sur la santé rénale.
Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec :
Wim Wolfs, directeur national de la recherche, La Fondation canadienne du rein
514-531-2212 (cell.) wim.wolfs@kidney.ca
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